
RDC: Communique du Rassemblement 29.08.2016





Le massacre d’environ 50 civils le samedi 13 août à Rwangoma et Mbelu, deux quartiers périphériques de la ville de Beni, a occasionné une série de marches de colère et de protestation organisées le 17 août par les bureaux de la société civile de Beni, Oicha et Butembo après trois jours de deuil national décrété par le Gouvernement central. Dans la ville de Beni, des sources hospitalières ont rapporté trois décès et au moins huit personnes blessées pendant les manifestations de colère. Selon la Société civile, plus de 1 000 personnes ont été tuées dans le Territoire de Beni depuis octobre 2014. L’insécurité qui prévaut dans la ville de Beni et ses environs immédiats empêche les populations d’accéder à leurs champs.
Ce contexte précaire aggrave la situation humanitaire déjà fragilisée. Les activités humanitaires (accès et autres interventions) ont été paralysées à la suite de trois journées villes mortes décrétées du 15 au 17 août par la Société civile.
Pendant ce temps, les mouvements pendulaires des habitants sont constatés dans la ville. Les habitants des quartiers périphériques touchés par ces tueries hésitent à retourner dans leurs maisons.
Certains préfèrent passer la nuit au centre-ville de Beni et retourner chez eux dans la journée. D’autres ont préféré se déplacer vers d’autres zones. Ainsi, l’ONG nationale ACOPE rapporte qu’il y aurait 839 ménages déplacés à Butembo, 422 à Halungupa/Mutwanga, 677 dans la commune rurale de Bulongo, à Mangina et dans des familles d’accueil à Beni.
L’insécurité persistante au sud-ouest du Territoire de Lubero ne permet pas aux organisations humanitaires d’accéder aux personnes déplacées. Quelque 2 140 nouveaux ménages déplacés (chiffres à vérifier) seraient récemment arrivés dans cette zone, selon des sources humanitaires. Ils sont répartis dans les localités de Bunyatenge (850 ménages), Kasugho (1 050 ménages) et Kagheri (240 ménages). Ils sont arrivés des localités et villages de Masekeseke, Fatua, Bingo, Yama, Makokwando, Kabili, Patalmo, Musumbu et de Katenderwa, entre juin et juillet, suite aux exactions perpétrées par des hommes armés et aux affrontements entre groupes armés.
C’est dans cette zone que des agents humanitaires et des opérateurs économiques sont souvent pris en otage par des hommes armés.



The Secretary-General continues to follow closely the situation in the Democratic Republic of the Congo (DRC), in particular the political dialogue process. He takes note of today’s meeting of the preparatory committee to the national dialogue convened by the Facilitator of the African Union, Edem Kodjo.
The Secretary-General recalls that in resolution 2277 (2016) the Security Council underlined the importance of a credible and inclusive political dialogue to ensure peaceful, credible, inclusive, transparent and timely presidential and legislative elections, in line with the Constitution.
The Secretary-General once again calls on all political stakeholders in the DRC to engage in an inclusive political dialogue in good faith to overcome the impasse in the electoral process. He notes that there is no alternative to a credible political dialogue in the DRC and further urges all actors to refrain from any action that could increase tensions or lead to violence.



