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Democratic Republic of the Congo defence and security forces committed serious human rights violations in December 2016 (01.03.2017)

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According to the report by the UN Joint Human Rights Office of MONUSCO (UNJHRO), at least 40 people, including five women and two children, were killed between 15 and 31 December 2016 across several cities of the DRC, among them Kinshasa, Lubumbashi, Boma and Matadi.

GENEVA, Switzerland, March 1, 2017 -Defence and security forces in the Democratic Republic of the Congo used excessive, disproportionate and at times lethal force to prevent and contain demonstrations in December 2016, a UN report published today has found.

According to the report by the UN Joint Human Rights Office of MONUSCO (UNJHRO), at least 40 people, including five women and two children, were killed between 15 and 31 December 2016 across several cities of the DRC, among them Kinshasa, Lubumbashi, Boma and Matadi.

The findings of the UNJHRO investigation show that 28 individuals were killed by soldiers of the Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), six by agents of the Police Nationale Congolaise (PNC) and the remaining six during joint PNC and FARDC operations. All but two of the victims were killed by live ammunition.

During the same period, at least 147 individuals were injured by State agents, including 14 women and 18 children, and at least 917 individuals, including 30 women and 95 children, were arrested by defence and security forces. The report also notes that some protesters carried out acts of violence, including the killing of at least one PNC agent in Kinshasa on 20 December 2016.

The report indicates that most of the victims were unarmed civilians wounded by live ammunition on upper parts of the body, suggesting an excessive and disproportionate use of force by security forces in operations to contain the demonstrations.

“Such serious incidents are worrisome, particularly in the current context. The Government bears the primary responsibility to implement the confidence-building measures provided for under the 31 December 2016 Global and Inclusive Political Agreement to defuse tensions and create an environment conducive to the holding of peaceful elections. MONUSCO will continue to support efforts by the Government to achieve these objectives, including through investigation and strong sanction for all those responsible for serious human rights violations,” said Maman Sambo Sidikou, the United Nations Special Representative of the Secretary-General in the DRC.

“MONUSCO remains committed to accompanying the DRC towards peaceful, credible and inclusive elections,” Sidikou stressed.

The report also condemns the fact that while the PNC is normally in charge of crowd control operations, during the period under review, FARDC soldiers, including those of the Republican Guard and of the Military Police, were deployed to control crowds, functions for which they are not adequately equipped nor trained. The lack of accountability for past human rights violations, including those committed during the demonstrations in Kinshasa on 19 and 20 September 2016, may have encouraged a sense of impunity, and defence and security forces to commit further violations in December 2016.

“Once again we see serious human rights violations being committed blatantly and with complete impunity by the security forces, who employed excessive use of force against unarmed demonstrators, in flagrant violation of international human rights law and standards,” UN High Commissioner for Human Rights Zeid Ra’ad Al Hussein said.

“I urge the Government to ensure that those responsible for such violations committed in the context of events that marked the end of President Joseph Kabila’s second constitutional mandate are held accountable and brought to justice.  Measures should also be taken, at all levels, to ensure that the legitimate exercise of fundamental freedoms by the population will not lead to loss of lives and other serious rights violations,” Zeid said.

“I therefore call on the DRC Government to urgently adopt the law on freedom of peaceful protests and the law on human rights defenders. This is hugely important for the coming months as the DRC should move towards implementing the 31 December political agreement and preparing for the next presidential election,” Zeid stressed.

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Censure et violences contre les journalistes : JED et RSF redoutent une sombre fin de mandat pour le Président Kabila (16.12.2016)

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Journaliste en danger (JED) et Reporters sans frontières (RSF) sont très préoccupées par l’offensive des autorités contre la libre circulation de l’information, à l’approche de la fin du mandat du Président Joseph Kabila, le 19 décembre 2016. Les deux organisations appellent les autorités congolaises à permettre aux médias de fonctionner librement et en toute sécurité.

A l’approche de la fin officielle du mandat du Président Joseph Kabila, le 19 décembre 2016, RSF et JED s’inquiètent des mesures de censure qui frappent les médias, et plus largement, l’accès à l’information des citoyens congolais. Suspension prévue et assumée d’internet, interdictions des émissions politiques au Kasaï Oriental, irruption de la police dans des locaux des médias, brouillage continu des antennes de RFI à Kinshasa… Les exactions des autorités nationales et locales contre la presse sont nombreuses.

Le 14 décembre, les compagnies de télécommunications ont reçu une lettre de l’Autorité de Régulation des Postes et des Télécommunications (ARPTC) – sous autorité de la présidence de la République -, leur intimant de bloquer l’accès aux réseaux sociaux à partir du 18 décembre à minuit, et de suspendre l’accès à Internet si le blocage ciblé n’était pas possible. Selon Jeune Afrique, les opérateurs ont été menacés de se voir retirer leur agrément s’ils n’obtempéraient pas.

Au Kasaï Oriental, le Gouverneur de province, en plus de renforcer le couvre-feu, a tout simplement interdit la diffusion de toute émission ou débat traitant de politique au prétexte de “prévenir des messages et les informations d’incitations à la haine, aux troubles à l’ordre public et aux violences”. Pour rappel, un journaliste de la RTNC, Marcel Lubala a été assassiné dans la province du Kasaï Oriental dans la nuit du 14 au 15 novembre 2016. Plusieurs sources faisaient état de l’implication de la police dans ce crime.

Pour JED, “les journalistes n’ont pas à obéir à ces mesures, car il est de leur devoir, au nom de la liberté d’information et d’expression, d’avoir un esprit critique, de s’intéresser et de questionner les choix et pratiques du gouvernement et des acteurs politiques afin d’engager avec responsabilité un débat public sur des questions qui concernent toute la population.”

Le 6 décembre 2016, à Matadi au Kongo Central, des individus en tenue de policiers ont fait irruption dans les locaux de Canal Congo Télévision (CCTV) puis Horeb Télévision (HTV), alors que les deux chaînes diffusaient des émissions de débats portant sur un projet de motion de défiance contre le Gouverneur de la province Jacques Mbadu. Ils ont interrompu la diffusion, malmené les journalistes et saccagé le matériel de la radio.

“En continuant de prendre des mesures liberticides contre les médias, ou de laisser impunies les agressions contre les journalistes, le président Kabila dévoile ses dispositions anti-démocratiques, ce qui laisse présager du pire pour le 19 décembre et les jours qui suivront, déclare Reporters sans frontières. L’ensemble des mesures récentes de censure et les attaques non sanctionnées contre les médias sont autant de messages envoyés sur le fait qu’aucune dissidence ou contestation ne sera tolérée.”

Le Commissaire de police de Kinshasa, Célestin Kanyama, récemment visé par des sanctions européennes, réclamées notamment par RSF, a menacé toute personne qui descendrait dans la rue à partir du 19 décembre, de violentes représailles, interdisant par là même toute couverture journalistique. Il a invité les parents à ne pas laisser sortir leurs enfants, ou sinon “ à bien regarder la photo de leurs enfants car ce serait la dernière fois qu’il les verrait”.

En septembre 2016, RSF et JED avaient demandé au vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab (également sous le coup de sanctions américaines), l’ouverture d’une enquête après les exactions recensées contre au moins huit journalistes lors de la répression des manifestations des 19 et 20 septembre 2016.

Depuis novembre, les médias étrangers font l’objet de mesures visant à les réduire au silence. Le signal de RFI à Kinshasa continu d’être brouillé depuis le 4 novembre 2016.

La République démocratique du Congo occupe la 152è place sur 180 pays dans l’édition 2016 du Classement de la liberté de la presse établi par RSF.

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Journaliste en Danger
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